Les Jeux-Olympiques d’hiver à Sotchi

L’événement de ce début d’année pour les amateurs de sports d’hiver,  ce sont bien évidemment les jeux olympiques d’hiver qui se dérouleront à  Sotchi du 6 au 23 février et pour la première fois sur le sol russe. Au programme de ces 18 jours de compétition, plus de 3000 athlètes disputent 98 épreuves. Ils représentent 90 nations différentes.

Parmi elles, six nations participeront pour la première fois aux J-O d’hiver en 2014. A titre d’exemple : le Togo, le Paraguay, les Tonga, le Timor oriental, Malte et le Zimbabwe.

Avec 116 athlètes composent la la délégation olympique française. Pourtant aux derniers jeux olympiques à Vancouver où ils n’étaient que 108. Au total 89 sportifs pour les disciplines de neige contre 27 pour les disciplines sur glace. Parmi eux, 7 médaillés lors des JO de Vancouver et de sérieux espoirs de médaille. La France a beaucoup plus de représentant.

Sotchi, une station balnéaire à l’histoire millénaire

Bordée par les crêtes du grand Caucase à l’Est et par la mer Noire à l’Ouest, la municipalité du Grand Sotchi s’étend sur 145 kilomètres de littoral.  La rivière Chepsi au nord-ouest, jusqu’à la rivière Psoou délimitent la frontière avec l’Abkhazie au Sud-est.

Passée de l’emprise grecque, à celle des byzantins, puis des Ottomans, Sotchi ne passe aux mains des Russes qu’en 1829.  A l’issue de la guerre russo-turque, l’empereur Nicolas Ier oppose le sultan Mahmud II. Puis, 1838 est la date création de la ville.

jeux olympique

En outre, ce n’est qu’à partir des années 1930 que la ville se développe. Plus exactement, plus tard après la Seconde Guerre mondiale. Il devient la station balnéaire de prédilection des soviétiques. De plus, c’est à cette époque charnière qu’y fleurissent les grands édifices de style néoclassique. Avec leurs frontons et leurs colonnades d’inspiration grecque aujourd’hui emblématiques de l’architecture de Sotchi.

Parmi les soviétiques notoires qui fréquentent Sotchi à l’époque, un certain Joseph Staline ne manque pas une occasion.  Il s’y rend en compagnie des hauts membres du politburo. Et pour cause, les sources thermales de Sotchi ont pour vertu d’apaiser les rhumatismes dont souffre le petit père des peuples.  C’est d’ailleurs en grande partie sous les auspices de ce dernier que la ville est devenue la station balnéaire attitrée de l’URSS.

J.O

Jeux olympiques sur fond de polémique

Depuis quelques mois les J-O d’hiver de Sotchi font l’objet d’un buzz médiatique quasi permanent et peu souhaitable. D’innombrables articles de presse, journaux télévisés et reportages dénoncent avec vigueur certains aspects de l’organisation des jeux,  jugés peu scrupuleux, voire inacceptables.

Parmi les faits qui sont reprochés à la Russie figure notamment la somme investie dans l’aménagement des infrastructures pour accueillir les jeux. Avec un investissement total de près de 50 milliards de dollars selon les chiffres officiels, les J-O de Sotchi sont de loin les plus chers de l’histoire des jeux-olympiques, d’été et d’hiver confondus.

En l’espèce, cela représente 10 milliards de dollars de plus que les jeux olympiques de Pékin qui détenaient le record jusqu’à présent pour la version estivale, ou près de 45 milliards de dollars de plus que la somme la plus importante jamais investie pour des jeux olympiques d’hiver.

Par ailleurs, certains y voient une aberration colossale, du fait notamment que cet investissement aurait pu être employé de manière plus responsable, d’autres saluent l’effort consenti par la Russie pour faire de cette grande première dans son histoire un moment inoubliable.

Une autre critique faite à l’égard de Moscou concerne le non-respect des droits de l’homme. Alors que certaines ONG occidentales s’indignent des conditions inhumaines dans lesquelles travaillent selon elles les immigrés sur les chantiers de Sotchi, d’autres affaires retentissantes viennent ternir l’image de la Russie.

Le points saillants du Jeux olympiques

Parmi les plus médiatisées, on retrouve la promulgation de la loi « anti propagande homosexuelle ».  Les exactions commises par les forces de l’ordre pour prévenir les JO de la menace terroriste islamiste. Et encore l’affaire plus anecdotiques des « Water Closet double cuvettes » destinés à accueillir les athlètes dans l’intimité la plus complète.

En écho à ces différentes controverses, bon nombre de chefs d’Etat occidentaux annoncent leur non-venue aux JO de Sotchi. A titre d’exemple Obama et Hollande l’ont rendu public. Par ailleurs, cette nouvelle crée ainsi l’impression de boycotter l’événement.

Parmi toutes les voix qui crient au scandale, difficile de discerner celles qui sont animées d’un réel sentiment humaniste. Surtout, de celles qui répondent à des motifs purement politiques. Toujours est-il que la posture de la Russie aujourd’hui n’est pas sans rappeler celle du Brésil à l’aube de la Coupe du Monde 2014 ou encore de la Chine et de l’Afrique du Sud en 2008 et en 2010.

Ainsi, de quoi s’interroger sur la promesse contradictoire offerte par ces compétitions sportives internationales. Elles prétendent d’une part offrir une grande opportunité de développement au pays organisateur. Enfin, En même temps qu’elles impliquent tout un lot d’impacts sociologiques, écologiques et économiques non souhaités.

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